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Risques solaires : tous vigilants !
Caractéristiques
Journée d'information sur les cancers de la peau au CHU Grenoble Alpes
Venez tester vos connaissances lors d'un échange interactif avec des experts
11 juin 2026
9h-17h
Hôpital Michallon - Hall Vercors
Aucun dépistage ou consultation ne sera réalisé lors de cette journée d’information
YES I CAN !
Le dépistage annuel systématique des cancers de la peau n'est pas recommandé pour tous*, mais j'examine régulièrement ma peau et si je repère …
Tache, bouton, grain de beauté,
- C hangeant de taille, de forme ou de couleur
- A normal, différent des autres**
- N ouveau, qui persiste 3 semaines ou plus
Alors.je consulte mon médecin traitant ou mon dermatologue.
Si le diagnostic de cancer de la peau est confirmé, le traitement est assuré par le dermatologue.
* il est recommandé pour des populations spécifiques (immunodéprimés ...)
** En général, chez une personne donnée, tous les grains de beauté se ressemblent. Un grain de beauté qui est différent des autres (par sa forme, sa taille, sa couleur ou plus globalement son aspect) doit attirer l'œil, c'est le« vilain petit canard»! Il n'est peut-être pas un simple grain de beauté bénin et il convient de le montrer à un médecin.
Chaque année en France, environ 18 000 nouveaux cas de mélanome sont diagnostiqués et près de 2 000 décès lui sont attribués. Parmi les cancers cutanés, on distingue principalement :
- les carcinomes, les plus fréquents, généralement de bon pronostic lorsqu’ils sont traités tôt ;
- le mélanome, plus rare mais plus agressif, pouvant engager le pronostic vital en cas de diagnostic tardif.
Les rayonnements ultraviolets (UV), naturels ou artificiels, sont responsables de dommages cellulaires pouvant favoriser l’apparition de cancers cutanés. Le bronzage artificiel en cabine est d’ailleurs classé cancérogène certain par l’Organisation Mondiale de la Santé. Une étude récente confirme que l’usage de cabines à bronzer multiplie par 2,85 le risque de mélanome et que ceux-ci surviennent sur des zones habituellement peu exposées. Les expositions répétées, les coups de soleil durant l’enfance, les activités extérieures prolongées ou encore certaines professions exposées augmentent le risque au fil des années.
La protection vestimentaire reste la mesure la plus efficace contre les UV, notamment chez les enfants, les sportifs et les personnes travaillant en extérieur. Vêtements couvrants, chapeau à larges bords, lunettes de soleil et recherche de l’ombre doivent être privilégiés.
Les produits de protection solaire complètent ces mesures. Ils doivent offrir une protection large spectre contre les UVB et les UVA, avec un indice adapté au type de peau et aux conditions d’exposition. Les indices 30 à 50+ sont généralement recommandés, en particulier pour les peaux claires ou à risque. La crème solaire doit être appliquée généreusement et renouvelée régulièrement, surtout après la baignade, la transpiration ou un frottement.
Certaines populations nécessitent une vigilance renforcée : enfants, personnes à peau claire, antécédents de cancer cutané, greffés, patients photosensibles ou prenant des traitements photosensibilisants.
Les principales mesures de photoprotection sont les suivantes :
- Éviter l’exposition entre 12 h et 16 h lors des périodes les plus ensoleillées,
- Rechercher l’ombre dès que possible,
- Porter vêtements couvrants, chapeau à larges bords et lunettes de soleil,
- Appliquer une protection solaire adaptée, à renouveler régulièrement,
- Protéger particulièrement les enfants,
- Ne jamais utiliser les cabines de bronzage UV.
Si le traitement du mélanome repose principalement sur la chirurgie à un stade précoce, environ 15 % des patients présentent une récidive locale, ganglionnaire ou métastatique, associée à un pronostic plus sombre.
Depuis 2011, l’arrivée de l’immunothérapie et des thérapies ciblées a profondément modifié la prise en charge du mélanome métastatique.
Les anti-PD1, aujourd’hui traitement de première intention, permettent des réponses durables chez 35 à 45 % des patients, tandis que les associations d’immunothérapies atteignent jusqu’à 60 % de réponses, au prix d’une toxicité plus élevée.
Ces traitements sont désormais également utilisés à des stades plus précoces afin de réduire le risque de récidive et d’évolution métastatique.