DIP-GER

Informations principales

Date : 12/05/2026

Thématique : Pharmacie clinique

Catégorie : Projet de recherche sur données

Contenu du projet

La population âgée est exposée à la polypathologie souvent associée à la polymédication. Avec l’avancée en âge, des modifications physiologiques de l’organisme surviennent et peuvent altérer le mécanisme d’action des médicaments et augmenter la sensibilité à ceux-ci. L’ensemble de ces facteurs expose les personnes âgées à un risque d’iatrogénie médicamenteuse (réponse néfaste et non voulue à un ou plusieurs médicaments) qui peut entrainer des hospitalisations. Les personnes âgées sont aussi exposées à la prescription de médicaments dit potentiellement inappropriés dont le risque d’effets indésirables l’emporte sur le bénéfice clinique attendu et pour lesquels des alternatives thérapeutiques plus sûres et/ou plus efficaces existent.

L’optimisation des prescriptions médicamenteuses chez les personnes âgées par un pharmacien clinicien apparait donc essentielle. 
Depuis plusieurs années un pharmacien clinicien a été intégré à l’hôpital de jour (HDJ) gériatrique du Centre Hospitalo-Universitaire Grenoble-Alpes (CHUGA). 

Lors de leur venue en HDJ gériatrique – les mardis et jeudis pour une journée complète – les patients bénéficient d’une prise en charge pluridisciplinaire incluant kinésithérapeute, psychologue, infirmière, gériatre, ergothérapeute, pharmacien clinicien et diététicien. Le parcours du patient dépend du motif de venue : évaluation oncogériatrique, évaluation gériatrique globale ou évaluation du risque de chute. Le pharmacien clinicien va récupérer l’ordonnance actuelle du patient puis va s’entretenir avec celui-ci pour récupérer des informations sur la gestion des traitements, les éventuelles difficultés liées à la tolérance ou à la forme galénique (par exemple des troubles de déglutition nécessitant l’écrasement des comprimés), l’automédication et le statut vaccinal. À l’issue de cet entretien, le pharmacien clinicien réalise une analyse pharmaceutique de la prescription en intégrant l’ensemble des éléments recueillis. Il peut ainsi identifier les problèmes liés aux médicaments et proposer des solutions sous forme d’interventions pharmaceutiques, qu’il discute ensuite avec le gériatre. Ces échanges peuvent conduire soit à une modification immédiate de la prescription, soit à la formulation de recommandations consignées dans la conclusion pharmaceutique à destination du médecin traitant.

Le responsable scientifique des données est le docteur junior en pharmacie clinique Solène Couplaix. 

Finalités poursuivies : l’analyse consistera à comparer les interventions pharmaceutiques formulées en HDJ avec les prescriptions obtenues à 3 mois de l’HDJ.

L’objectif principal sera de décrire le devenir des interventions pharmaceutiques réalisées en hôpital de jour gériatrique. Les objectifs secondaires seront de :

  • Décrire les médicaments concernés par les interventions pharmaceutiques

  • Décrire les types d’interventions pharmaceutiques réalisées en hôpital de jour gériatrique et évaluer leur acceptation par les gériatres en HDJ

  • Évaluer l’évolution du nombre de médicaments potentiellement inappropriés entre l’admission en HDJ, la sortie d’HDJ et à 3 mois post-HDJ. 

Catégories de personnes concernées : patients âgés de 65 ans ou plus et pris en charge par le pharmacien clinicien lors d’un HDJ complet dans le cadre d’une évaluation du risque de chute, d’une évaluation oncogériatrique ou d’une évaluation globale

Données utilisées : les données seront recueillies à partir du dossier médical du patient et incluront : sexe, âge, antécédents médicaux principaux, date de venue en HDJ, motif de venue en HDJ (évaluation oncogériatrique, évaluation globale ou évaluation du risque de chute), nombre de médicaments prescrits de manière chronique, ordonnance lors de la venue en HDJ gériatrique à l’admission et à la sortie (date et classes médicamenteuses), ordonnance à 3 mois post-HDJ gériatrique (date et classes médicamenteuses) 

Base légale : le traitement de vos données personnelles dans le cadre de ce projet de recherche répond à notre mission d’intérêt public en matière de santé, il est fondé également sur la base légale prévue par l'article 9, paragraphe 2, point j) du Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD), qui autorise le traitement des données sensibles nécessaires à des fins de recherche scientifique.

Recherche monocentrique. Cette étude descriptive ne relève pas d’un comité d’éthique.

Accès aux données : seuls les membres de l’équipe de recherche autorisée du CHUGA auront accès aux données, qui ne seront transmises à aucun tiers non habilité. 

Durée de conservation et de l'étude : Les données seront conservées pendant une période de 2 ans maximum après la dernière publication des résultats de la recherche. 
La durée prévue de l’étude est de 5 mois. 

Date de début : mai 2026

Date de fin : avril 2027

Droit des personnes : vous avez le droit d’accéder, de rectifier, de demander la suppression ou la limitation du traitement de vos données personnelles. Vous pouvez aussi vous opposer au traitement. Ces demandes ne modifieront en rien votre prise en charge. Vous trouverez toutes les informations concernant la recherche au CHUGA, ainsi vos droits informatiques et libertés ici. Pour exercer vos droits, contactez l’adresse suivante : protection-donnees@chu-grenoble.fr