Plateforme IRMaGe

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La plateforme IRMaGe, unité de service Inserm/UGA/CNRS/CHU créée en 2012, gère cinq équipements IRM : deux IRM cliniques classiques, opérant à 3 teslas, et trois équipements IRM dédiés au petit animal (rats et souris). Cette plateforme, qui gère également d’autres équipements de recherche (EEG, TMS, NIRS et spectroscopie HRMAS), occupe actuellement un espace connexe à l’unité IRM du CHU Grenoble Alpes, un espace au sous-sol de la neurologie, et un espace au rez-de-chaussée du bâtiment de l’Institut des Neurosciences. Ces locaux sont particulièrement bien adaptés pour recevoir ces équipements lourds et perturbants pour les appareils électriques situés dans le voisinage (effets du champ magnétique notamment).

La plateforme IRMaGe accueille de nombreux projets de recherche chez l’homme chaque année : 41 en 2015, dont sept études multicentriques. Historiquement, les projets en neurosciences (en lien avec les laboratoires de recherche du site grenoblois) et en neurologie (en lien avec le CHU) sont les plus nombreux mais IRMaGe souhaite poursuivre l’accueil de projets sur d’autres organes. Cette année, IRMaGe va renforcer ses liens avec le CHU pour structurer et faciliter le développement de projets recherche mettant en œuvre des méthodes avancées d’imagerie.

Dotés de champs magnétiques plus élevés (4,7, 7 et 9,4 teslas), d'antennes radiofréquence de petite taille, les équipements IRM dédiés à l’animal permettent d'explorer les petits animaux comme les médecins explorent les patients sauf que les pixels des images mesure ici quelque 100 µm. Les projets chez l’animal sont portés par des biologistes (neurosciences fondamentales, cancérologie), des médecins du CHU (physiopathologie, étude de nouvelles stratégies thérapeutiques) et quelques industriels (caractérisation de nouveaux médicaments, caractérisation de matériaux).

IRMaGe et l’équipe de recherche Inserm/UGA d’Emmanuel Barbier au sein du GIN développent de nouvelles méthodes d’acquisition et de traitement de données pour l’IRM. Ces développements méthodologiques portent, entre autres, sur l’imagerie de la microvascularisation cérébrale, l’imagerie fonctionnelle, l’accélération des acquisitions IRM, la spectroscopie par IRM, ou l’intégration et la modélisation des données issues des images IRM. Ensemble, ces deux structures font partie de l’infrastructure nationale d’imagerie « France Life Imaging » qui compte 6 nœuds en France et qui a bénéficié d’un financement du grand emprunt.

Un atout du site grenoblois est la possibilité d’utiliser l’IRM de façon translationnelle : les mêmes outils IRM peuvent être utilisés sur le modèle animal d’une pathologie et chez le patient porteur de cette pathologie. Ceci nous amène parfois à transposer des développements méthodologiques entre les IRM dédiées à l’animal et les IRM pour l’homme. En 2015, un développement logiciel réalisé en collaboration avec l’Inria par Michel Dojat (Inserm) et Florence Forbes (Inria) a conduit à la création de la startup Pixyl. Cette société propose des outils très puissants pour délimiter automatiquement les types de tissus et les lésions dans les images IRM.

La structure IRMaGe est donc au service de la recherche fondamentale, méthodologique et clinique. Ses ingénieurs et ses techniciens apportent leur expertise pour aider au développement et à la réalisation des projets de recherche portés par les utilisateurs : formation des utilisateurs, aspects techniques des procédures d’imagerie lors des demandes règlementaires, optimisation de protocoles d’acquisition, conseil et mises à disposition d’outils pour l’analyse des données… Un exemple réussi de mutualisation de moyens au service de la recherche.

Directeur : Alexandre Krainik (PU-PH)
Directeur adjoint : Emmanuel Barbier (DR Inserm)
CHU Grenoble Alpes
CNRS UMS 3552
Inserm US 17
Université Grenoble Alpes
https://irmage.ujf-grenoble.fr/

Plateforme IRMaGe

Dernière mise à jour le 13/04/2016