Institut de Biologie et de Pathologie
 IBP  

 Cabinet d’architecte : Michel Rémon, Paris

 
 
visite du chantier en images

Diaporama IBP

 

Axe stratégique du Projet d’Etablissement, l’Institut de Biologie et Pathologie constituera une structure moderne et innovante pour le diagnostic médical, l’innovation technique et la formation. Il regroupera outre les activités d’anatomie et cytologie pathologiques (actuellement le département d’anatomie et cytologie pathologiques), les activités de nombreuses spécialités biologiques : bactériologie, virologie, parasitologie-mycologie (actuellement le département des agents infectieux), hématologie, immunologie, pharmacologie-toxicologie, enzymologie, (actuellement département de biologie et pathologie de la cellule), biochimies nutritionnelle, hormonale, cancérologie biologique, toxicologie professionnelle (actuellement le département de biologie intégrée).
Cette opération de 55 millions d’euros (travaux, équipements, système d’information) est entièrement financée par le CHU et les économies de fonctionnement réalisées par ce regroupement d’activités actuellement dispersées. Elle permet en outre de poursuivre une rénovation en profondeur de l’hôpital Michallon grâce aux surfaces libérées : rationalisation des lieux de consultations, restructuration et modernisation des ailes d’hospitalisation, évolution du confort hôtelier avec une augmentation du nombre de chambres individuelles, afin de répondre aux attentes des patients.

Les grands principes d’organisation de l’institut

La création de l’Institut de Biologie et Pathologie n’est pas seulement un projet architectural visant à installer côte à côte dans de nouveaux locaux des laboratoires existant à ce jour, dispersés dans les différents bâtiments du CHU. En effet, le choix de regrouper la presque totalité des laboratoires du CHU est de nature à améliorer la qualité des services rendus aux patients, à favoriser la synergie entre les équipes médicales, à augmenter les performances techniques, à parfaire l’efficience de l’organisation et à rationaliser les moyens nécessaires au développement d’une activité en constante évolution.

 
>> Deux grands principes ont prévalu :

• Organiser les activités biologiques d’analyse en deux grands ensembles : un plateau technique des soins quotidiens et des urgences, gérant les activités de routine 24 heures sur 24 et bénéficiant de la robotisation de tout ou partie des fonctions préanalytiques et analytiques et un ensemble d’entités biologiques spécialisées, en charge des analyses plus rares ou plus complexes et de l’innovation dans les différentes disciplines biologiques.

• Mutualiser les moyens et éviter des redondances en décloisonnant les activités, en créant des ateliers communs centrés sur une technologie particulière ou des appareils onéreux qu’il importe de ne pas dupliquer. Ils sont à la disposition des différentes disciplines biologiques d’un niveau ou de l’ensemble de l’Institut de Biologie et Pathologie. On peut citer par exemple l’atelier de biologie moléculaire, l’atelier de cytométrie, l’atelier de spectrométrie de masse, l’atelier de radioactivité…

 
>> A ces deux grands principes s’ajoutent :

• la centralisation des structures d’accueil pour les patients et nos divers correspondants,
• la création d’un centre de prélèvement unique,
• la réception centralisée des prélèvements, acheminés pour la plupart grâce à un « pneumatique »,
• la réalisation d’un système de gestion informatique commun à tous les laboratoires associé à la prescription informatisée des analyses de laboratoire et à un serveur de résultats,
• l’unification des procédures de rendu des résultats d’analyses,
• la centralisation de certains équipements logistiques (laverie, stérilisation).

 
l’institut en chiffres

Coût global  : près de 55 millions d’euros

Les chiffres
- 27 500 m2 construits pour 13 900m2 de surface utile, répartis sur 5 niveaux
- plus de 350 agents non médicaux
- plus de 60 médecins, biologistes, internes
- une activité prévisionnelle de 150 millions de B et 5 millions d’actes de biologie ou d’anatomie pathologique.

 
Le calendrier

La livraison de l’institut de biologie et pathologie est prévue pour la fin 2009.

 

Une structure au service du patient
En regroupant dans un lieu unique toute l’activité de biologie, en fédérant l’action de l’ensemble des personnels, en permettant une collaboration efficace entre les différentes disciplines biologiques, l’Institut de Biologie et Pathologie permet l’optimisation de la prise en charge du patient et le renforcement de la place de l’usager, cela de façon à la fois directe et indirecte.

 
>> Actions directes au service du patient

• accueil unique pour le patient externe, accessible depuis le parvis Belledonne.
• meilleure lisibilité des structures d’accueil,
• rationalisation et réduction du nombre de tubes prélevés entrainant une épargne sanguine et donc une amélioration du confort des patients,
• meilleur délai de rendu des résultats aux services cliniques ou aux médecins traitants,
• augmentation du temps de présence des personnels des services cliniques auprès des patients du fait de la réduction de leurs déplacements grâce à la mise en service d’un transport pneumatique acheminant les tubes, ce qui réduit également les délais de transmission,
• harmonisation du rendu des résultats et de la confidentialité par la réalisation d’un dossier biologique unique.

 
>> Actions indirectes au service du patient

• amélioration de la prise en charge des examens urgents grâce à la centralisation des activités,
• amélioration de la qualité de travail du personnel technique par la diminution des tâches répétitives, l’amélioration de l’hygiène et de la sécurité,
• amélioration du traitement des analyses de biologie grâce à la mise en ouvre des technologies les plus modernes,
• centralisation des demandes de renseignement et accessibilité plus grande des biologistes, meilleure synergie entre équipes médicales et biologiques, permettant une interprétation plus pertinente des résultats.

Cette nouvelle organisation, centralisée et coordonnée, favorisera également la poursuite de la politique d’amélioration de la Qualité et de gestion des Risques d’ores et déjà coordonnée par la Cellule Qualité et orientée sur les actions suivantes :
 
• la mise place des recommandations du référentiel de la Biologie (GBEA) au sein du Groupe Biologie Assurance Qualité composé de biologistes et de cadres de laboratoires formés à la Qualité,
• le déploiement d’outils informatiques harmonisés et disposant d’un système d’assurance qualité et d’un plan de prélèvement, susceptibles de sécuriser la prescription des analyses de biologie,• la gestion de la Biologie délocalisée au sein des Unités de soins du CHU (mise en place d’un système d’assurance qualité et connexion au système de gestion informatique des laboratoires),
• l’accueil centralisé des prélèvements transmis par pneumatique (et autres moyens) et gestion des non conformités,
• l’optimisation de la prescription des analyses en collaboration avec les Pôles cliniques,
• l’harmonisation de la transmission des résultats des analyses de laboratoire et la réduction des délais de leur rendu,
• la gestion des risques sanitaires au sein des laboratoires, facilitée par la réalisation de locaux adaptés aux règles d’hygiène et de sécurité en vigueur,
• la gestion des risques à l’interface avec les Unités de soins, en accord avec les programmes Qualité, Risques et Evaluation des Pratiques Professionnelles du CHU visant à améliorer la qualité des pratiques professionnelles, la prise en charge du patient et la qualité des conditions de travail des personnels hospitaliers.

 

Une structure innovante
Par la création de ces plateformes thématiques et technologiques l’Institut de Biologie et de Pathologie s’inscrit dans de nouveaux concepts d’innovation technologique. C’est  l’occasion de repenser l’ensemble du parc d’équipements en gardant comme objectif principal une amélioration de l’efficience et de qualité pour répondre aux besoins du patient aujourd’hui et  demain.

 
>> L’automation : un pas de géant vers une réponse plus efficiente

La mise en place de la robotisation ou l’automation pré-analytique et analytique permettra de répondre à la fois au besoin de standardisation du processus de prise en charge de l’échantillon biologique mais aussi de consolider l’ensemble des paramètres sur moins d’équipements (efficience).
Mais l’automation au CHU de Grenoble est aussi un fort développement des processus de biologie moléculaire (extraction, séquençage, PCR …) et la consolidation de la plateforme transcriptomique (puces à ADN).

 
>> La spectrométrie de masse : l’avenir

C’est le développement du couplage chromatographie liquide spectrométrie de masse en tandem (LC-MS/MS), qui, par sa spécificité et sa sensibilité, permet la mise en place de nombreuses méthodes de dosages rapides sans limitation du type de molécules, avec une préparation d’échantillons assez simple et un dosage simultané de plusieurs molécules.
Cette technologie devrait aussi  permettre la validation de nombreux  nouveaux bio-marqueurs.
C’est aussi la consolidation du couplage spectrométrie par plasma induit haute fréquence (ICP-MS) pour la détermination des éléments du tableau de Mendeleïev, en particulier ceux présents à l’état de trace ou d’ultra-trace dans l’organisme.

 
>> La numérisation des images : automatisation et communication

L’analyse morphologique des cellules et des tissus reste une méthode diagnostique indispensable ; elle est toujours basée sur l’observation au microscope mais bénéficie des développements de la micro-électronique et de l’informatique. Le couplage du microscope au micro-ordinateur a ouvert la voie à la description quantitative, donc objective, des structures tissulaires, cellulaires ou sub-cellulaires (microscopie quantitative) et à la reconnaissance automatique des formes qui permet l’automatisation de certaines tâches (classement des chromosomes, dépistages des lésions pré-cancéreuses du col utérin, visualisation d’anomalies géniques sur cellules intactes…). La réalisation d’images numériques des préparations cytologiques et histologiques rend plus informatifs les comptes-rendus  en anatomie et cytologie pathologique  et renforce la communication entre pathologistes et cliniciens.
de meilleures conditions de travail aux professionnels
Le regroupement dans un lieu unique, et dans un bâtiment neuf, de toute l’activité des laboratoires, a permis aux différents acteurs de la biologie et à la médecine du travail de finaliser une réflexion sur la diminution des risques professionnels et des risques environnementaux ainsi que sur l’amélioration de l’ergonomie du travail

 
>> Hygiène et sécurité

• une optimisation du traitement des déchets liquides : tous les effluents liquides mixtes (avec risque biologique et chimique) seront récupérés et traités dans des cuves spécifiques avant évacuation vers le réseau d’eau ménager,
• une installation des gaz spéciaux majoritairement en réseau  et un arrêt d’utilisation du propane,
• un déploiement de 54 postes de sécurité microbiens pour la manipulation d’échantillons à risque microbiologique,
• un déploiement de 80 Sorbonnes (hottes chimiques) pour toutes les manipulations des produits chimiques réduisant les expositions du personnel,
• la mise en place de douches de sécurité et de rince oeil à tous les étages.

 
Une dynamique de recherche renforcée

L’activité principale de l’Institut de Biologie et Pathologie est la réalisation d’analyses médicales (environ 5 millions d’actes par an), mais aussi la recherche et l’innovation : c’est une partie de la dimension universitaire de la biologie hospitalière. L’Institut de Biologie et Pathologie a toute sa place au sein des filières qui lient la Recherche fondamentale au domaine du soin quotidien.
S’il n’y a pas, à une exception près, de laboratoire de recherche fondamentale, cognitive, clairement individualisé dans l’Institut de Biologie et Pathologie, nous avons voulu que la dynamique de recherche soit présente au niveau de chaque laboratoire spécialisé, sous la forme de stratégies de transfert de technologie, d’innovations techniques et d’implication dans les programmes de recherche clinique. Une activité importante, en aval des laboratoires de l’INSERM, du CNRS ou de l’UJF implantés sur le site santé ou au CEA, est la recherche de bio-marqueurs de pathologies cancéreuses ou non cancéreuses, c’est-à-dire d’outils biologiques pour le diagnostic ou la définition du pronostic ; les stratégies en sont variables, allant de l’immunochimie à la protéomique.
Les interactions avec les industriels des analyses biologiques, déjà fortes, seront renforcées par l’existence de surfaces de l’Institut de Biologie et Pathologie dédiées à l’expertise des réactifs, des machines ou des méthodes préanalytiques. Le regroupement des activités et des compétences dans un seul bâtiment, en favorisant les synergies, permettra de dynamiser les activités de recherche clinique que ce soit au titre de PHRC régionaux ou nationaux ou de projets contractualisés avec la Direction de la recherche clinique. Beaucoup des activités de recherche clinique développées dans l’Institut de Biologie et Pathologie bénéficieront de l’implantation de plateformes de diagnostic et d’innovation, des Centre de référence et des centres de compétences, du Centre de Ressources Biologiques et du Centre d’Investigations Biologiques, financés par diverses structures (DHOS, INCa, Cancéropôle CLARA…).

 
 
 
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